Opposition à la LRU et Altercours les 18 et 19 mai 2009
Publié par Admin dans Enseignements et formations, EvènementsDans le cadre du mouvement d’opposition à la LRU, Guillaume Carnino,
Les chercheurs du laboratoire et les membres de la Société des Elèves et Amis du CDHTE sont les bienvenus pour assister et pour participer à ces séances que nous souhaitons riches en réflexions.- lundi 18 mai, 9h30-12h30 : discussion à partir du documentaire Alerte à Babylone, de Jean Druon ;- mardi 19 mai, 10h-13h : discussion sur le thème de l’entreprise privée et de son modèle appliqué à l’université/ aux chercheurs, à partir d’une présentation du livre d’Isabelle Bruno (À vos marques®, prêts… cherchez ! 2008)Bien cordialement,
Sur le film :
« Alerte à Babylone », un documentaire de 95 min. réalisé par Jean Druon.
Voici la présentation extraite de Wikipedia :
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Ce film retrace les conséquences de l’application des nouvelles technologies, comme le nucléaire <http://fr.wikipedia.org/wiki/Nucl%C3%A9aire>, les OGM <http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisme_g%C3%A9n%C3%A9tiquement_modifi%C3%A9> et les nanotechnologies <http://fr.wikipedia.org/wiki/Nanotechnologies>.
Bien que ces conséquences portent sur la santé, l’avenir social et les conditions de vie en général, ces techniques sont toujours mises en service sans aucun débat public.
L’auteur fait intervenir des chercheurs en agronomie, des juristes et des penseurs critiques qui déplorent le peu d’informations mises à disposition du public par les “organismes de contrôle” qui, bien souvent, aulieu d’exercer un travail de contrôle véritable qui correspondrait à la responsabilité dont ils revêtent pourtant leur poste, aident au contraire à avaliser des décisions déjà prises par le complexe industriel qui les mandate de manière plus ou moins directe.
Certains intervenants plaident en faveur de la mise en place d’une protection juridique des lanceurs d’alerte <http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d%27alerte>.
Sur le livre :
À vos marques®, prêts… cherchez !
La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche
Mars 2000 : un Conseil européen extraordinaire se réunit à Lisbonne. Quoiqu’il n’ait pas fait les gros titres et demeure inconnu du grand public, ce sommet marque un tournant dans l’histoire de la construction européenne. Les chefs d’État et de gouvernement des quinze pays membres de l’Union se sont alors fixé « un nouvel objectif stratégique pour la décennie à venir : devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». À cette fin, ils ont ouvert le chantier d’un Espace européen de la recherche (EER) qui entend organiser la production, l’échange et la valorisation des savoirs sur le modèle du Marché commun. Ce projet vise à orienter les activités de recherche et d’innovation vers une finalité de compétitivité économique. Son but n’est pas d’intégrer les systèmes nationaux en recourant au droit communautaire, mais de les mettre en concurrence au moyen de techniques manageriales censées insuffler un « esprit compétitif » dans les laboratoires comme dans les administrations publiques. Par la construction d’indicateurs de performance et leur évaluation comparative (benchmarking), il s’agit d’inciter les « chercheurs-entrepreneurs » à optimiser leur productivité, et les gouvernants à aménager des conditions institutionnelles, juridiques et culturelles attractives aux yeux des investisseurs. Quantifier ainsi le travail scientifique et l’art de gouverner n’est pas neutre. En explorant la genèse et la rationalité au principe de l’EER, ce livre se propose d’en déchiffrer les effets politiques sur la société européenne en formation.
Isabelle Bruno est maître de conférences en science politique à l’université Lille 2 et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS).
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